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Nouvelle taxe sur les panneaux solaires : Ce qui change en 2026

Découvrez la nouvelle taxe sur les panneaux solaires en 2026 et les changements fiscaux que cela entraîne pour votre installation photovoltaïque.
Sommaire

Alors que la France a raccordé un record de 4,5 GW de puissance solaire sur les trois premiers trimestres de 2025, le cadre fiscal des installations résidentielles connaît un tournant majeur. Dans le cadre des discussions budgétaires pour 2026, une nouvelle taxe sur les panneaux solaires a été introduite, ainsi que le maintien du taux de TVA à 10 % pourrait être remis en cause. Si la réforme est votée, ces installations pourraient basculer vers le taux normal de 20 %. Désormais, ces installations basculent vers le taux normal de 20 %, entraînant un surcoût moyen de 500 à 900 euros pour les ménages. 

À ce jour, le taux de 5,5 % ne s’applique pas aux installations photovoltaïques. Le taux réduit de 10 % reste la norme pour les installations d’une puissance inférieure ou égale à 3 kWc. Cette réforme, validée par l’administration fiscale, marque la fin d’une aide historique pour inciter les foyers à une transition énergétique plus encadrée et technologique.

En quoi consiste la nouvelle taxe sur les panneaux solaires en 2026 ?

nouvelle taxe panneaux solaires

Contrairement aux idées reçues, il n’existe pas de « taxe » globale sur la possession de panneaux solaires photovoltaïques. Toutefois, depuis le 1er octobre 2025, une régulation stricte encadre l’éco-contribution liée au recyclage et le paysage fiscal a radicalement changé pour 2026.

Éco-contribution pour le recyclage des panneaux

L’éco-contribution est un montant obligatoire intégré au prix d’achat de chaque module photovoltaïque. Ce n’est pas un impôt perçu par l’État, mais un financement direct pour la gestion de la fin de vie des équipements.

Depuis fin 2025, cette contribution est devenue centrale pour assurer la pérennité de la filière. Elle sert à financer l’organisme Soren, agréé par les pouvoirs publics, qui organise la collecte, le traitement et la valorisation des panneaux usagés (dont le taux de recyclage atteint environ 94 %).

Acteurs concernés

Tous les nouveaux projets initiés à partir de 2026 sont concernés par ce dispositif :

  • Particuliers et professionnels : la taxe est payée lors de l’achat du matériel.
  • Installateurs et fournisseurs : ils ont l’obligation d’afficher cette contribution de manière transparente sur les devis et factures.

Montant de la taxe

Le montant n’est pas fixe, mais dépend de la puissance et du poids du matériel. À titre indicatif, pour une installation résidentielle standard de 3 kWc, l’éco-contribution représente généralement entre 7 à 10 euros.

L’évolution fiscale prévue pour 2026 pourrait mettre fin à l’avantage des 10 %. Sans nouvelle disposition législative, le taux normal de 20 % deviendrait la règle pour l’ensemble des installations, quelle que soit leur puissance.

Quelles taxes s’appliquent aux panneaux photovoltaïques ?

L’installation de panneaux solaires en France est soumise à un cadre fiscal précis qui a évolué récemment, notamment avec l’arrêté du 8 septembre 2025. Voici les points essentiels à retenir pour votre projet.

Taxe foncière et panneaux solaires

Pour les particuliers, l’installation de panneaux photovoltaïques sur le toit d’une habitation principale n’entraîne aucune augmentation de la taxe foncière. Les équipements de production d’énergie renouvelable sont exonérés car ils ne sont pas considérés comme une extension de la surface habitable.

En revanche, si vous installez des panneaux au sol avec une emprise importante, une taxe d’aménagement peut s’appliquer (calculée selon une valeur forfaitaire d’environ 10 € par mètre carré).

Fiscalité en autoconsommation

La grande nouveauté depuis le 1er octobre 2025 concerne la TVA. Pour les installations d’une puissance inférieure ou égale à 3 kWc, le taux de TVA est maintenu à 10 %.

Pour tout projet dépassant ce seuil (6 kWc, 9 kWc ou plus), le taux normal de 20 % s’applique sur l’intégralité du devis.  

Vous hésitez sur le nombre de panneaux pour l’autoconsommation de votre maison ? Pour vous faire une idée, découvrez : 

Cas de la vente d’électricité

Si vous vendez votre surplus d’électricité ou la totalité de votre production :

  • Installation ≤ 3 kWc : Les revenus sont totalement exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux.
  • Installation > 3 kWc : Les revenus doivent être déclarés en tant que Bénéfices Industriels et Commerciaux (Micro-BIC). Vous bénéficiez d’un abattement forfaitaire de 71 % (avec un minimum de 305 €). Seuls 29 % de vos gains sont donc imposables selon votre tranche d’imposition, auxquels s’ajoutent 17,2 % de prélèvements sociaux si le revenu net dépasse 61 €.

Taxe panneaux solaires : qui est concerné ?

Installer des panneaux solaires implique des règles fiscales précises qui ont évolué récemment.

Particuliers

Pour les ménages, la fiscalité dépend principalement du mode de consommation. Si vous vendez votre électricité, les revenus sont imposables dans la catégorie des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC). Toutefois, une exonération totale s’applique si votre installation ne dépasse pas 3 kWc. Au-delà, vous bénéficiez d’un abattement forfaitaire de 71 % (minimum 305 €). 

À ce jour, les installations photovoltaïques ne sont pas éligibles au taux de 5,5 % (réservé à la rénovation thermique). Le taux réduit applicable en France reste de 10 %, et il est strictement limité aux installations d’une puissance inférieure ou égale à 3 kWc sur des résidences achevées depuis plus de deux ans.

Professionnels et exploitations agricoles

Les entreprises et agriculteurs sont soumis à une fiscalité plus complexe. Ils doivent s’acquitter de l’IFER (Imposition Forfaitaire sur les Entreprises de Réseaux) pour les installations de grande taille (généralement ≥ 100 kWc). En 2025, le tarif de l’IFER est de 3,47 €/kW de puissance électrique installée (selon l’indexation légale habituelle, sauf modification de dernière minute dans le Bulletin Officiel des Finances Publiques). 

Les revenus de la vente d’électricité sont intégrés au résultat imposable de l’entreprise. En contrepartie, les professionnels peuvent récupérer la TVA (20 %) sur l’investissement initial.

Installations > ou < 3 kWc

La barre des 3 kWc reste le seuil critique :

  • ≤ 3 kWc : Vous bénéficiez de l’exonération d’impôt sur le revenu et, jusqu’au 31 décembre 2025, d’une TVA à 10 %. Toute suppression de ce taux ou conditionnement à des critères ‘bas carbone’ relèverait d’une nouvelle Loi de Finances. Sans vote spécifique au Parlement, le taux de 10 % reste en vigueur pour les particuliers.
  • > 3 kWc : Vos revenus sont imposables. Le taux de TVA de 20 % s’applique de manière systématique sur l’ensemble du matériel et de la main-d’œuvre, quelle que soit la puissance au-delà de ce seuil (6 kWc, 9 kWc ou plus).

Impact de la fiscalité solaire sur la rentabilité

L’évolution du cadre fiscal et des dispositifs de soutien influence directement le gain financier des installations photovoltaïques pour les foyers français.

Effet sur l’amortissement

La prime à l’autoconsommation, versée en une seule fois pour toutes les demandes de raccordement déposées après le 1er novembre 2023 (pour les puissances ≤ 36 kWc), permet un retour sur investissement plus rapide qu’avec l’ancien système de versement étalé sur 5 ans. Ces dispositifs compensent la baisse progressive des tarifs d’achat du surplus.

Comparaison avant et après 2026

Au 1er janvier 2026, la fiscalité maintient la distinction selon la puissance installée. Les installations ≤ 3 kWc bénéficient toujours du taux de 10 %, tandis que celles comprises entre 3 et 9 kWc sont soumises au taux de 20 %. Aucune uniformisation à 5,5 % n’est actée à ce jour.

Pour aller plus loin, consultez les aides pour l’installation de panneaux solaires en 2026 afin de voir si l’investissement en panneaux solaires est toujours rentable, ainsi que les règles concernant l’obligation d’entretien des panneaux solaires.

Comment optimiser son projet solaire malgré la fiscalité ?

Réussir son installation en 2026 demande une approche stratégique pour compenser la baisse progressive des soutiens publics. L’objectif est de maximiser la rentabilité en alignant technique et fiscalité.

Choix de la puissance

La puissance de votre installation doit refléter votre consommation réelle. Dépasser le seuil des 3 kWc change la donne fiscale : les revenus de la revente deviennent imposables et la TVA passe de 10 % à 20 %. Pour les projets plus importants, visez le palier juste en dessous de 9 kWc ou 36 kWc pour optimiser les tarifs d’achat fixés par la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE).

Stratégie autoconsommation

Le modèle le plus performant aujourd’hui est l’autoconsommation avec vente du surplus. En consommant votre propre énergie, vous évitez l’achat d’électricité au tarif fort, incluant les coûts d’acheminement (TURPE) et les taxes de consommation (TICFE).

L’installation de systèmes de pilotage intelligents permet de déplacer vos consommations (chauffe-eau, bornes de recharge) au moment du pic de production solaire, réduisant ainsi la durée d’amortissement du matériel.

Optimisation fiscale

Pour les particuliers, les installations de moins de 3 kWc bénéficient d’une exonération d’impôt sur le revenu sur la vente du surplus. Au-delà, l’imposition au régime du micro-BIC (Bénéfices Industriels et Commerciaux) permet de bénéficier d’un abattement forfaitaire sur vos revenus solaires. Enfin, l’éco-prêt à taux zéro peut financer votre installation s’il est intégré à un bouquet de travaux (ex: avec une pompe à chaleur ou une isolation).

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