En 2024, la production de chaleur issue des pompes à chaleur a atteint près de 52 TWh en France. Cette hausse de 4 % illustre l’adoption croissante de ces systèmes pour remplacer les énergies fossiles dans le chauffage résidentiel. Les installations de PAC ne cessent de progresser : les ventes de pompes à chaleur ont augmenté significativement ces dernières années. Cela positionne la France parmi les marchés européens les plus dynamiques.
Face à cet essor, l’État a fixé l’objectif ambitieux de produire et installer 1 million de pompes à chaleur par an d’ici 2027. Dans ce contexte, comprendre les conditions d’éligibilité et les montants des aides pour les pompes à chaleur en 2026 devient essentiel. Cela permet surtout de maximiser son financement et d’optimiser son projet de rénovation énergétique. Cet article fournit plus de détails sur le sujet.
Quelles aides pour une pompe à chaleur en 2026 ?
L’année 2026 confirme le soutien de l’État et des collectivités à la transition énergétique, avec des aides toujours structurantes pour encourager les PAC. Ces aides sont souvent cumulables et leur montant dépend de votre situation (revenus, configuration du logement, type de PAC). Les dispositifs disponibles continuent d’évoluer par rapport aux années précédentes pour mieux cibler la performance énergétique et réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Panorama des aides pour une pompe à chaleur en 2026
Les aides pour le financement d’une pompe à chaleur sont conditionnées par des critères techniques et administratifs : PAC performante, COP minimal, conditions de ressources, résidence principale + de 2 ans, etc. En 2026, l’architecture des aides se compose notamment de :
- MaPrimerénov’, aide phare.
- Certificats d’Économies d’Énergie (CEE), versés par les fournisseurs d’énergie.
- Éco-PTZ pour financer tout ou partie de la rénovation, cumulable avec les aides directes.
- TVA réduite à 5,5 %.
- Aides locales et régionales.
Dispositifs supprimés ou maintenus
Les aides pour les pompes à chaleur (PAC) en France pour 2026 sont globalement maintenues, avec MaPrimeRénov’ toujours active malgré des ajustements et un bonus CEE exceptionnel jusqu’en mars. Certaines restrictions s’appliquent, comme l’exclusion des PAC air-air en geste simple. D’autres dispositifs comme l’éco-PTZ et la TVA réduite persistent.
Les aides disponibles selon le type de pompe à chaleur
Le montant des aides varie fortement selon le type de pompe à chaleur à installer. Les dispositifs encouragent en priorité les installations les plus performantes énergétiquement, impactant le niveau de subvention accordé par MaPrimeRénov’ ou les CEE.
Aides pour pompe à chaleur air-eau en 2026
La pompe à chaleur air-eau constitue aujourd’hui l’un des systèmes de chauffage les plus soutenus par les aides publiques. Elle permet en effet de remplacer efficacement une chaudière fioul ou gaz par une solution performante et moins émettrice de CO₂.
Les aides principales pour une PAC air-eau en 2026 incluent :
- MaPrimeRénov’ « par geste » : jusqu’à 5 000 € selon vos revenus.
- Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) : prime modulée par les fournisseurs d’énergie pouvant atteindre plusieurs milliers d’euros.
- TVA réduite à 5,5 % sur la pose de la PAC.
- Éco-PTZ : jusqu’à 50 000 € pour financer tout ou partie du reste à charge si vous faites plusieurs travaux.
- Aides locales : des primes régionales ou départementales peuvent s’ajouter selon votre lieu d’habitation.
Ces subventions peuvent réduire significativement le coût d’une PAC air-eau, parfois jusqu’à couvrir la quasi-totalité du reste à charge, notamment pour les ménages aux revenus modestes ou très modestes.
Aides pour pompe à chaleur air-eau en 2026
La pompe à chaleur air-air sert principalement pour le chauffage et parfois la climatisation, mais du fait de performances énergétiques plus modestes dans certains climats, elle est moins encouragée par certaines aides nationales directes.
Concernant les aides pour pompe à chaleur air-air en 2026 :
- Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) : principale aide financière disponible pour ce type de système.
- TVA à 5,5 % : si les travaux sont réalisés dans une démarche globale de rénovation.
Certaines collectivités proposent des primes spéciales pour les PAC air-air, mais elles sont moins fréquentes ou plus modestes.
Aides pour pompe à chaleur géothermique en 2026
Les pompes à chaleur géothermiques sont souvent les plus performantes, exploitant l’énergie du sol ou de l’eau souterraine. Leur installation est plus coûteuse, mais elle est également parmi les plus soutenues par les aides en 2026.
Concernant les aides disponibles pour la PAC géothermique en 2026 :
- MaPrimeRénov’ par geste : jusqu’à 11 000 €.
- Prime CEE : souvent plus importantes que pour d’autres types de PAC.
- TVA réduite à 5,5 %.
- Éco-PTZ et aides locales : cumulables pour réduire encore le reste à charge.
La combinaison de ces aides peut significativement diminuer le coût d’une géothermie, rendant ce type de projet plus abordable même si l’investissement initial est généralement plus élevé qu’une PAC air-eau.
Conditions d’éligibilité aux aides pour une pompe à chaleur en 2026
Avant de solliciter des aides financières pour PAC en 2026, il importe de vérifier que la situation concorde aux critères fixés par les programmes d’aide. Ces conditions garantissent que les subventions ciblent les rénovations réellement efficaces sur le plan énergétique.
Conditions de ressources
L’une des principales aides, MaPrimeRénov’, est attribuée selon le niveau de ressources du foyer. Le montant de l’aide varie en fonction du revenu fiscal de référence et de la composition du ménage. En 2026, les barèmes de ressources sont actualisés pour rester alignés sur les niveaux de vie, avec des catégories distinctes par ménages. Ces catégories permettent d’adapter le montant des aides à la capacité financière réelle des bénéficiaires.
De manière générale :
- Les ménages très modestes bénéficient des plafonds d’aide les plus élevés.
- Les ménages modestes et intermédiaires bénéficient d’aides décroissantes.
- Les ménages aisés peuvent être exclus de certaines aides directes.
Cette modulation est conçue pour concentrer les aides là où elles ont le plus d’impact social et énergétique.
Conditions liées au logement
Pour être éligible aux aides principales comme MaPrimeRénov’ ou les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE), le logement doit répondre à certaines conditions :
- Être une résidence principale (le logement où l’on vit au moins 8 mois par an).
- Le logement doit être achevé depuis plus de 15 ans pour MaPrimeRénov’, sauf cas particulier de remplacement d’une chaudière au fioul.
- Les copropriétés ou logements collectifs sont également éligibles sous conditions spécifiques de travaux.
La condition d’ancienneté vise à encourager la rénovation de l’existant plutôt que l’installation dans du neuf.
Exigences techniques
Les aides sont conditionnées à des critères techniques stricts pour garantir que l’installation contribue réellement à améliorer la performance énergétique du logement. Parmi les exigences :
- Installation par un professionnel RGE obligatoire pour la plupart des aides.
- Critères de performance minimum de la PAC, souvent exprimés en COP ou ETAS selon le type de pompe.
- Respect des normes de sécurité et dimensionnement adapté au logement.
Ces exigences garantissent la qualité de l’installation et la réalisation des économies d’énergie attendues.
Les montants des aides pompe à chaleur en 2026
Connaître les plafonds d’aides permet d’estimer le soutien financier à obtenir pour un projet de PAC.
Plafonds par type de PAC
Les plafonds d’aides pour les pompes à chaleur (PAC) en 2026 via MaPrimeRénov’ (parcours classique) sont forfaitaires et varient selon le type de PAC et les revenus du ménage (couleurs bleu, jaune, violet ; rose non éligible). Ces montants ont été revalorisés (+1 000 € pour la PAC air-eau, +2 000 € pour la PAC géothermique). Ils s’appliquent en geste simple pour les PAC air-eau et géothermique dans des logements de plus de 15 ans, avec artisan RGE.
Ces aides s’ajoutent à d’autres dispositifs comme l’éco‑PTZ (prêt à taux zéro) pouvant financer jusqu’à 50 000 € de travaux si la rénovation est globale.
Ce tableau synthétise les principaux dispositifs qui contribuent à réduire le coût de l’installation d’une PAC en 2026.
Comment cumuler les aides pour une PAC en 2026 ?
Une stratégie clé consiste à combiner plusieurs sources d’aide afin de limiter le reste à charge final. Cela demande de respecter les règles d’éligibilité de chaque dispositif.
Cumul CEE / Prime Coup de pouce
Les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) et la Prime Coup de Pouce Chauffage sont cumulables entre eux et avec MaPrimeRénov’. Cela signifie que vous pouvez recevoir une prime CEE en plus de l’aide directe de l’État.
Pour optimiser ce cumul :
- Faites établir plusieurs devis par des professionnels RGE.
- Vérifiez que chaque aide inclut le même périmètre de travaux.
Aides locales
De nombreuses régions ou collectivités proposent des subventions complémentaires. En Île‑de‑France, par exemple, des aides régionales peuvent atteindre plusieurs milliers d’euros supplémentaires lorsqu’elles sont combinées avec MaPrimeRénov’ et les CEE. Ces aides locales sont souvent accessibles via des plateformes territoriales spécifiques, ce qui simplifie les démarches administratives.
Reste à charge final
Une fois cumulées, ces aides peuvent réduire le reste à charge de manière considérable. Entre autres, une PAC air‑eau de 12 000 € peut se retrouver presque totalement financée lorsqu’on cumule MaPrimeRénov’, les primes CEE et les aides locales.