Depuis plusieurs années, l’expression « climatisation à 1 euro » a fait le tour du débat public et d’Internet comme une promesse de confort thermique presque gratuit. À l’origine, elle renvoyait à des offres très attractives cumulant aides et certificats d’économie d’énergie pour réduire le coût des installations pour certains ménages modestes. Aujourd’hui en 2026, ce dispositif n’existe plus officiellement, les mécanismes permettant ce reste à charge symbolique ayant été supprimés à cause des dérives observées.
Néanmoins, l’État continue de soutenir la rénovation énergétique via des dispositifs comme la prime énergie, la TVA réduite ou encore des aides liées à des projets de rénovation globale. L’objectif est de réduire considérablement le coût d’une climatisation réversible ou d’une pompe à chaleur air-air pour les foyers éligibles.
La climatisation à 1 euro existe-t-elle vraiment ?
Comprendre l’état actuel du marché nécessite de lever le voile sur les mécanismes de financement qui ont permis l’émergence de telles offres. En 2026, l’administration a pris des mesures drastiques pour encadrer les appellations commerciales. Elle tente de s’assurer que les consommateurs ne soient plus induits en erreur par des promesses de gratuité totale.
Origine des offres à 1 €
Le concept « climatisation à 1 euro » trouve ses racines dans des offres combinant plusieurs aides financières autour de 2018 – 2020, en particulier :
- Les Certificats d’Économie d’Énergie (CEE).
- Des subventions destinées aux ménages modestes.
Ces mécanismes permettaient de réduire le reste à charge à un montant extrêmement faible, parfois symbolisé par 1 €. Cela cumule les aides publiques et des primes des fournisseurs d’énergie.
Confusion avec les aides à la rénovation
Une grande partie des confusions vient du fait que beaucoup d’aides actuelles s’appliquent à des projets de rénovation énergétique. Cela comprend également l’installation d’un système de climatisation réversible ou d’une pompe à chaleur à 1 euro. Ces dispositifs ne garantissent pas un coût final de 1 €, mais peuvent réduire significativement le reste à charge pour les foyers éligibles.
Situation actuelle des dispositifs
En 2026, aucun dispositif officiel ne permet d’installer une climatisation réversible à 1 euro ou une pompe à chaleur pour 1 euro seulement. L’État a supprimé les anciens dispositifs « à 1 euro » notamment à cause de nombreux abus et fraudes, en faveur d’un cadre plus strict et mieux encadré.
Qui pouvait être éligible à la climatisation à 1 euro ?
N’étant plus sous sa forme originelle (dispositif), les critères d’éligibilité aux subventions majeures restent calqués sur une hiérarchie précise des revenus et des besoins. Analyser qui pouvait y prétendre permet de comprendre pourquoi les aides actuelles ciblent prioritairement certaines catégories de la population.
L’offre de « climatisation à 1 euro » était principalement destinée aux ménages aux revenus très modestes à modestes, qui sont propriétaires de leur logement individuel. Il fallait remplacer une chaudière fioul/gaz/charbon par une PAC certifiée via des aides CEE.
Conditions de revenus
Pour bénéficier des offres extrêmement attractives, les ménages devaient répondre à des plafonds de ressources modestes ou très modestes, soit la « catégorie bleue ». Ils sont souvent calculés en fonction du revenu fiscal de référence et de la composition du foyer.
Conditions de logement
Pour prétendre à une aide substantielle, le logement concerné devait remplir des critères de vétusté et de résidence bien précis. L’éligibilité pour la climatisation à 1 euro était historiquement réservée aux résidences principales achevées depuis plus de deux ans. Cette restriction vise à concentrer les efforts financiers sur le parc immobilier ancien, souvent considéré comme une passoire thermique.
Travaux concernés
Toutes les interventions ne se valaient pas dans l’ancien système de la climatisation à 1 euro. Seules les installations visant à remplacer un système de chauffage obsolète, pouvaient générer suffisamment de certificats d’économie d’énergie. Il s’agissait de remplacer des systèmes énergivores par des solutions plus économiques et respectueuses de l’environnement.
Quelles aides existent encore pour une climatisation ou une pompe à chaleur air-air en 2026 ?
Le paysage des subventions a été profondément remodelé au cours de l’année 2025 pour favoriser l’efficacité globale. Si le « tout gratuit » n’existe plus, plusieurs leviers financiers restent actionnables en 2026 pour réduire considérablement le coût d’acquisition d’un système performant.
Prime énergie (Certificats d’Économies d’Énergie – CEE)
La prime énergie constitue actuellement l’aide principale accessible pour l’installation d’une climatisation réversible (pompe à chaleur air-air). Cette aide est attribuée lorsque les travaux visent à améliorer la performance énergétique du logement et sont réalisés par un artisan certifié RGE. Son montant varie en fonction des revenus du foyer et d’autres critères techniques, mais pouvant aller jusqu’à environ 975 € pour certains ménages.
TVA réduite à 10 %
Une TVA réduite à 10 % s’applique à la main-d’œuvre pour l’installation d’une climatisation réversible. Toutefois, l’équipement doit être installé dans un logement achevé depuis plus de 2 ans et par un professionnel RGE. Cela représente un allègement fiscal significatif comparé au taux normal de 20 % sur la main-d’œuvre.
Aides locales et régionales
Selon la région, le département ou la commune où se situe votre logement, il est possible d’obtenir des aides complémentaires spécifiques à l’amélioration énergétique. Ces aides locales sont variables en montant et conditions et doivent être vérifiées auprès des autorités territoriales ou via l’ANIL.
MaPrimeRénov’ Parcours accompagné (rénovation globale)
Même si MaPrimeRénov’ ne s’applique pas à une climatisation réversible installée seule, il est possible d’inclure une PAC air-air dans un projet de rénovation. Dans ce cadre, elle peut ouvrir droit à des aides MaPrimeRénov’ renforcées (jusqu’à 80 % du coût total selon le scénario et revenus). Seulement, il est requis d’atteindre des objectifs de performance énergétique (gain de classes DPE).
Éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ)
Dans le cadre d’une rénovation globale incluant une PAC air-air, il est aussi possible de solliciter un éco-prêt à taux zéro auprès d’une banque partenaire. Ce prêt sans intérêts peut financer une partie importante des travaux, jusqu’à un certain plafond selon le projet.
Vous envisagez d’installer une climatisation en 2026 ? Consultez les règles en vigueur avec l’introduction de la nouvelle loi sur la climatisation.
Combien coûte réellement l’installation d’une climatisation aujourd’hui ?
Le coût d’une installation en 2026 dépend de la complexité technique du bâtiment, de la marque du matériel et de la configuration choisie.
Prix moyen d’installation
Le coût d’une climatisation réversible ou d’une pompe à chaleur air-air en France en 2026 varie considérablement selon le type d’installation :
- Système monosplit (une zone) : souvent entre ~2 000 € et 4 000 € TTC.
- Multi-split (plusieurs zones pièces) : généralement entre ~3 000 € à 13 000 € TTC selon le nombre d’unités.
- Systèmes plus complexes ou gainables (centralisés) : entre ~10 000 € à 15 000 € TTC voire plus pour une maison entière.
Ces tarifs incluent généralement l’équipement + la pose par un professionnel RGE. D’ailleurs, ils varient selon la puissance, le nombre d’unités intérieures, la configuration du logement et la main-d’œuvre.
Aides encore disponibles
Les aides pouvant réduire le coût sont :
- Prime énergie (CEE) : jusqu’à ~975 € selon revenus.
- TVA réduite à 10 % sur la pose.
- Aides locales diverses (montants variables).
- Éco-PTZ / MaPrimeRénov’ Parcours accompagné si intégré dans une rénovation globale.
À noter : MaPrimeRénov’ ne finance pas l’installation en geste isolé d’une PAC air-air en 2026, contrairement à d’autres types de pompes à chaleur plus « vertueuses » comme les pompes à chaleur air-eau qui bénéficient dans certaines situations de l’offre « pompe à chaleur à 1 euro« .
Coût restant pour le particulier
Avant tout, il faut prendre en compte des aides financières. Pour une installation standard (monosplit ou multisplit), le montant restant à charge peut varier. Par exemple :
- Coût installation : 3 000 €.
- Prime énergie : ~800 €.
- TVA réduite : économie significative sur la pose.
→ Reste à charge : ~1 800 € à 2 500 € (estimation indicatrice)
Pour une configuration importante dans une rénovation d’ampleur, les aides (MaPrimeRénov’ Parcours accompagné + éco-PTZ + CEE) peuvent réduire de manière substantielle le coût final. Parfois, il peut atteindre quelques milliers d’euros selon la situation du foyer et les objectifs de performance énergétique atteints.