Aides et subventions

Fin de MaPrimeRénov’ en 2026 : Quelles alternatives pour financer son projet de rénovation ?

Fin de MaPrimeRénov’ dès janvier 2026 : impacts concrets et alternatives pour financer vos rénovations énergétiques.
Sommaire

MaPrimeRénov’ a été l’aide phare de l’État pour soutenir les rénovations énergétiques des logements. Elle permet à des centaines de milliers de ménages d’améliorer l’isolation, moderniser le chauffage ou réduire leurs factures d’énergie. Néanmoins, au 1ᵉʳ janvier 2026, le dispositif est suspendu faute de budget voté, bloquant de fait l’ouverture du guichet principal d’aides pour certains travaux. 

Cette suspension intervient après plusieurs ajustements en 2025. Cela inclut surtout : réouverture partielle fin septembre pour des rénovations ciblées, réduction des travaux éligibles et recentrage des aides vers les ménages les plus modestes. Face à ces bouleversements, les propriétaires doivent comprendre comment anticiper leurs projets et quelles alternatives financières exploiter concernant la fin de MaPrimeRénov’.

MaPrimeRénov’ est-elle vraiment supprimée en 2026 ?

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MaPrimeRénov’ n’est pas simplement supprimée en 2026, mais le dispositif subit une suspension de dépôt des dossiers au 1ᵉʳ janvier 2026.  

Depuis le 23 juin 2025, le guichet dédié aux rénovations d’ampleur (MaPrimeRénov’ Parcours accompagné) a été fermé temporairement pour les raisons suivantes : 

  • Un engorgement des demandes. 
  • Des dossiers de faible qualité.
  • Des soupçons de fraude.

Il a réouvert le 30 septembre 2025 avec des conditions d’éligibilité plus strictes et des plafonds d’aide abaissés. 

Toutefois, au 1ᵉʳ janvier 2026, certains acteurs du secteur indiquent que les dépôts de nouveaux dossiers sont suspendus, faute de budget voté. Cette situation est volontairement provisoire, dans l’attente d’une nouvelle programmation budgétaire

Ce qui change concrètement pour les particuliers en 2026 :

  • Le parcours « par geste » reste accessible, mais plusieurs travaux ne sont plus éligibles dans ce cadre (ex. isolation des murs, chaudières biomasse), avec notamment la fin des aides pour l’isolation extérieure.
  • Les plafonds de dépense éligibles restent rabaissés par rapport à la période antérieure à 2025.
  • Les rénovations d’ampleur ne peuvent être déposées que si le guichet rouvre avec un budget alloué.

Pour résumer, MaPrimeRénov’ n’est pas « supprimée », mais transitoirement suspendue ou recalibrée. Son cadre évolue fortement, ce qui peut affecter vos projets si vous n’êtes pas prêts à anticiper vos démarches.

MaPrimeRénov’ est-elle vraiment supprimée en 2026 ?

Pour comprendre ce qui se passe, il faut replacer la suspension dans son contexte réel, ne se limitant pas à une simple « fin » administrative.

Une explosion des demandes et des traitements

Depuis plusieurs années, l’aide a rencontré un succès croissant, notamment pour les rénovations globales permettant de gagner plusieurs classes énergétiques. Ce succès, combiné à des critères parfois peu stricts, a engorgé les services instructeurs et allongé considérablement les délais de traitement. 

Cette pression sur le système a conduit à une décision inédite : suspendre temporairement les dépôts de MaPrimeRénov’ pour les rénovations d’ampleur à partir de juin 2025. Cela permet de traiter le stock de dossiers en attente.

Forte augmentation des fraudes détectées

Les autorités ont également pointé une augmentation des dossiers de faible qualité ou suspects de fraude, en particulier sur les rénovations globales. Pour garantir une meilleure allocation des fonds publics, un audit complet du dispositif a été lancé. Cela explique en partie la décision de revoir les critères d’éligibilité et de resserrer l’accès à certaines aides.

Contrainte budgétaire et arbitrages politiques

La suspension au 1ᵉʳ janvier 2026 s’inscrit dans un contexte plus large de : 

  • Contrainte budgétaire pour les aides publiques. 
  • Débat sur le financement à long terme de la rénovation énergétique en France.

Sans vote de la loi de finances pour 2026, le dispositif ne peut continuer à fonctionner normalement.

Quelles alternatives à MaPrimeRénov’ en 2026 ?

Alors que la situation de MaPrimeRénov’ reste incertaine au tournant de l’année 2026, il importe de connaître les autres dispositifs financiers. Ceux-ci peuvent continuer d’être mobilisables pour soutenir vos travaux de rénovation énergétique. Ces aides, pour la plupart cumulables entre elles, peuvent significativement réduire votre reste à charge ou permettre de lisser les coûts au fil du temps.

CEE et primes énergie

Les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) forment un dispositif pérenne piloté par les fournisseurs d’énergie, qui doivent encourager leurs clients à réaliser des économies d’énergie dans leurs logements. Dans ce cadre, plusieurs « primes énergie » sont disponibles pour financer des travaux spécifiques : 

  • Isolation des combles. 
  • Remplacement d’un chauffage énergivore. 
  • Installation d’équipements performants.

Parmi ces primes, la prime dite « Coup de pouce chauffage » est particulièrement intéressante. Celle-ci peut aider au remplacement d’un système de chauffage ancien (chaudière fioul ou gaz peu performant) par une pompe à chaleur ou une chaudière biomasse moderne. Elle est versée sans condition de ressources par les fournisseurs engagés dans le dispositif. 

Coup de pouce chauffage

Le coup de pouce chauffage est destiné à encourager l’installation de systèmes de chauffage plus propres et plus efficaces. Il propose des montants attractifs pour le remplacement d’une ancienne chaudière par une pompe à chaleur ou une chaudière à énergie renouvelable. 

Ce type de prime peut être sollicité indépendamment de MaPrimeRénov’ et reste cumulable avec d’autres dispositifs de financement. Cela en fait un outil utile si votre projet vise à réduire drastiquement votre consommation énergétique liée au chauffage.

Aides locales et régionales

Au-delà des dispositifs nationaux, les collectivités territoriales (régions, départements, métropoles ou communes) proposent des subventions propres à leur territoire. Ces aides complémentaires peuvent financer une partie des travaux ou réduire le coût des équipements. 

Les montants accordés, les conditions d’éligibilité et les types de travaux concernés varient d’une collectivité à l’autre. Par contre, elles restent un levier intéressant à explorer via les plateformes locales ou les Espaces conseils France Rénov’.

Comment financer une rénovation sans MaPrimeRénov’ ?

Même avec la fin de MaPrimeRénov’ ou plutôt sa suspension, plusieurs solutions permettent de financer vos travaux : reste à charge, financement structuré sur le long terme ou autres.

Éco-PTZ

L’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) constitue un dispositif de financement qui existe déjà depuis plusieurs années, prolongé jusqu’au 31 décembre 2027. Il permet d’emprunter jusqu’à 50 000 € sans intérêts pour financer une rénovation énergétique, incluant le reste à charge après application d’aides publiques. 

Ce prêt est accessible sans condition de revenus et peut être accordé :

  • Pour des travaux visant une amélioration globale de la performance énergétique.
  • Pour des actions ciblées comme l’isolation ou le changement de système de chauffage.

L’éco-PTZ peut également être sollicité dans le cadre d’une copropriété pour financer des travaux sur les parties communes. 

Financement bancaire

Lorsque les aides publiques ne suffisent pas, les établissements bancaires proposent des solutions de financement spécifiques aux rénovations énergétiques. Il peut s’agir de : 

  • Prêts personnels à des conditions préférentielles, parfois liés à des engagements en matière d’efficacité énergétique.
  • Crédits immobiliers classiques si les travaux sont intégrés à l’achat d’un bien.

Certains acteurs bancaires développent aussi des offres dédiées (prêts verts, solutions modulables, etc.) pour accompagner la transition énergétique des logements, avec des équipes spécialisées pour accompagner les ménages dans leurs démarches et optimiser l’ensemble des financements disponibles. 

Reste à charge et rentabilité

Même avec les dispositifs cumulés (CEE, éco-PTZ, aides locales, etc.), il reste souvent une part de financement à la charge du ménage. Il convient d’évaluer non seulement le montant immédiat à payer, mais aussi la rentabilité à long terme des travaux envisagés : économies d’énergie, valorisation du bien immobilier, confort thermique…

Une approche stratégique consiste à prioriser les actions les plus efficaces (isolation, chauffage performant) et à articuler les financements publics et privés de manière cohérente. Faire appel à un conseiller rénovation France Rénov’ ou à un expert indépendant peut aider à optimiser cette ingénierie financière.

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