Aides et subventions

Pompe à chaleur air-air ou air-eau : Que choisir selon votre logement ?

Que choisir entre pompe à chaleur air-air ou air-eau ? Analysons leur fonctionnement, prix, avantages et aides financières détaillés pour 2025 afin de faire le meilleur choix.
Sommaire

En 2024, plus de 400 000 pompes à chaleur ont été installées en France, marquant une étape clé dans la décarbonation du chauffage résidentiel. Face à cet essor, le choix entre pompe à chaleur (PAC) air-air ou air-eau devient déterminant. 

La PAC air-eau, adaptée au remplacement complet d’une chaudière, atteint un COP moyen de 3 à 4 et un SCOP proche de 4,2 pour les modèles performants. La PAC air-air, plus accessible, combine chauffage et climatisation, mais son COP  peut par contre se limiter à 1,8–2,5 (voire 3). Son rendement moindre la destine plutôt à un usage d’appoint. Ainsi, le choix du système ne relève pas seulement du budget, mais engage durablement la performance énergétique et le confort du logement.

Pompe à chaleur air-air ou air-eau : Quelles différences ?

Les deux technologies exploitent l’énergie gratuite et renouvelable de l’air extérieur pour chauffer l’intérieur. Pourtant, leur finalité et leur mode de distribution de la chaleur les distinguent fondamentalement.

Fonctionnement de la PAC air-air

La question de la différence entre pompe à chaleur air-air ou air-eau se rapporte à la diffusion de la chaleur et à la simplicité de mise en œuvre. Avec la version air-air, l’énergie est captée dans l’air extérieur à l’aide d’une unité extérieure. Puis, elle est restituée sous forme d’air chaud (voire rafraîchie) via une ou plusieurs unités intérieures. 

Concrètement :

  • Une unité extérieure prélève les calories de l’air extérieur.
  • Un fluide frigorigène circule vers l’unité intérieure.
  • Des consoles, gainables ou splits insufflent directement l’air chauffé ou rafraîchi dans les pièces.

Cette technologie ne nécessite pas de réseau hydraulique (eau), ce qui facilite l’installation. Néanmoins, la diffusion par air implique des phénomènes de soufflage, de variation de température plus rapide et parfois des mouvements d’air ressentis.

Fonctionnement de la PAC air-eau

La pompe à chaleur air-eau fonctionne avec le même prélèvement des calories dans l’air extérieur, mais la restitution se fait via un circuit d’eau. Le principe est le suivant :

  • L’unité extérieure capte les calories dans l’air extérieur.
  • Le fluide frigorigène échange avec l’eau du circuit de chauffage (radiateurs, plancher chauffant).

Certaines installations produisent également de l’eau chaude sanitaire (ECS) via une version « Duo ». Le résultat : une diffusion de la chaleur plus homogène, une meilleure inertie thermique et souvent une efficacité énergétique globale accrue.

Comparatif des avantages et inconvénients de la PAC air-air et air-eau

Le choix entre les deux technologies, au-delà des aspects purement techniques, est une pondération entre le confort, la réversibilité et la rénovation du système existant. Voici une vue équilibrée des atouts et des points de vigilance de chaque système.

tableau comparatif des avantages et inconvénients des PAC air-air ou air-eau

Certaines installations produisent également de l’eau chaude sanitaire (ECS) via une version « Duo ». Le résultat : une diffusion de la chaleur plus homogène, une meilleure inertie thermique et souvent une efficacité énergétique globale accrue.

Besoin d’aide avec la puissance et le dimensionnement de votre pompe à chaleur ? Découvrez combien de m2 une pompe à chaleur de 6 kW peut-elle chauffer ainsi que combien de m2 une pompe à chaleur de 8 kW peut-elle chauffer.

Comparatif des prix pour une pompe à chaleur air-air et air-eau

La dimension financière est souvent l’élément décisif dans le choix d’une installation énergétique. En comparant le coût total d’acquisition et de pose d’une PAC air-air et air-eau, on constate un écart considérable qui mérite une analyse détaillée pour faire un choix éclairé.

Coût moyen d'installation

La PAC air-air est nettement moins chère à l’achat. Son prix moyen se situe entre 2 000 et 5 000 € hors pose pour le matériel seul. L’installation par un professionnel ajoute entre 500 et 2 000 € supplémentaires, portant le coût total à environ 5 000 à 10 000 €.

Pour une PAC air-eau, l’investissement est plus conséquent. Le prix du matériel oscille entre 7 000 et 13 000 € hors pose. La main-d’œuvre représente quant à elle entre 1 500 et 3 000 €, ce qui porte le coût total d’installation entre 9 000 et 16 000 €.

Ces tarifs varient considérablement selon plusieurs facteurs : la puissance de l’appareil, la marque choisie, les fonctionnalités intégrées et la complexité de l’installation. Il faut également noter que ces montants ne comprennent pas toujours les éventuels travaux complémentaires liés à l’isolation ou à la rénovation du circuit de chauffage existant.

Comparatif des aides financières pour l'installation d'une pompe à chaleur air-air ou air-eau

L’installation d’une pompe à chaleur air-air ou air-eau ouvre droit à diverses aides publiques, mais les conditions d’éligibilité et les montants diffèrent sensiblement selon le type de PAC choisi. Cette disparité dans l’accès aux subventions gouvernementales peut compenser en partie l’écart de prix initial.

MaPrimeRénov' (MPR)

La PAC air-air n’est malheureusement pas éligible à MaPrimeRénov’ pour les travaux monogestes de chauffage.

En revanche, la PAC air-eau bénéficie pleinement de ce dispositif avec des montants compris entre 1 000 et 5 000 € selon les revenus du foyer.

Les profils Bleu, Jaune, Violet et Rose correspondent à différentes tranches de revenus, et le montant peut être bonifié dans le cadre d’une rénovation d’ampleur du logement.

Certificats d'Économie d'Énergie (CEE)

Les deux types de pompes à chaleur sont éligibles aux CEE, mais selon des modalités différentes. Pour la PAC air-air, les montants sont variables selon les revenus du ménage et la zone climatique.

La PAC air-eau bénéficie également de ce dispositif, avec un montant qui s’est vue mutiplier par 5 depuis le 1er octobre 2025 par l’intermédiaire de la fiche BAR-TH-171.

TVA réduite

Les conditions fiscales diffèrent également entre les deux systèmes. La PAC air-air bénéficie d’un taux réduit à 10 % sur la main-d’œuvre et le matériel, à condition que le logement ait plus de deux ans et que l’installation soit réalisée par un professionnel certifié RGE. La PAC air-eau profite d’un avantage encore plus favorable avec un taux réduit à 5,5 % sur le matériel et la pose, sous réserve également d’un installateur RGE.

Autres dispositifs d'aide

Au-delà des aides nationales, d’autres soutiens financiers peuvent s’appliquer. La PAC air-air est éligible dans certains programmes régionaux ou locaux, selon les politiques des collectivités territoriales. La PAC air-eau offre davantage de possibilités de cumul, notamment avec les aides locales, l’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) et diverses primes énergie selon le projet de rénovation.

Synthèse du niveau d'aide entre PAC air-air et air-eau

Globalement, les aides pour la PAC air-air restent limitées, ce qui la positionne davantage comme une installation d’appoint ou de confort, notamment pour bénéficier de la climatisation réversible. À l’inverse, la PAC air-eau bénéficie d’un soutien financier maximal qui réduit fortement le coût d’investissement initial.

Le choix final dépend donc des besoins spécifiques de chaque foyer : la PAC air-air constitue une bonne option si l’on recherche également une fonction climatisation en été, tandis que la PAC air-eau est recommandée pour assurer le chauffage principal et la production d’eau chaude sanitaire avec un maximum d’aides financières.

Pompe à chaleur air-air ou air-eau : Quel système choisir selon votre logement ?

pompe à chaleur PAC air-air ou air-eau

Le choix entre une pompe à chaleur air-air et air-eau ne dépend pas uniquement de considérations financières ou de performances énergétiques. Les caractéristiques propres de votre logement jouent un rôle déterminant dans la pertinence et l’efficacité de chaque solution. Analyser votre situation spécifique permet d’identifier le système le mieux adapté à vos contraintes et à vos besoins.

Maison ancienne vs. Construction neuve

Dans une construction neuve, la PAC air-eau s’impose généralement comme le choix le plus judicieux. Les bâtiments récents respectent les normes thermiques en vigueur (RE 2020) et disposent d’une excellente isolation. Cette configuration permet à la PAC air-eau de fonctionner de manière optimale avec des émetteurs basse température comme le plancher chauffant, souvent intégré dès la conception. L’installation est également simplifiée puisque tout le circuit de chauffage est prévu en amont.

Pour une maison ancienne, la situation est plus nuancée.

Si le logement dispose déjà d’un circuit de chauffage central avec des radiateurs ou un plancher chauffant, la PAC air-eau reste la solution privilégiée, à condition que l’isolation soit suffisante ou améliorée.

En revanche, dans une maison ancienne sans système de chauffage central existant, l’installation d’une PAC air-eau nécessite des travaux lourds et coûteux pour créer l’ensemble du réseau hydraulique. Dans ce cas, la PAC air-air devient une alternative intéressante, car elle ne demande aucune modification de la structure du bâtiment et s’installe rapidement.

Les maisons anciennes mal isolées posent un défi supplémentaire. La PAC air-eau y sera moins performante et consommera davantage d’énergie pour maintenir une température confortable. Il est alors recommandé d’entreprendre des travaux d’isolation avant ou en même temps que l’installation de la pompe à chaleur, ou d’opter pour une PAC air-air comme solution de chauffage d’appoint en complément d’un autre système.

Surface

La surface de votre logement influence directement le choix du système. Pour les petites surfaces (appartements, studios, T2), la PAC air-air est souvent suffisante et économiquement plus avantageuse. Un ou deux splits bien positionnés peuvent chauffer efficacement l’ensemble de l’espace. En revanche, pour les grandes surfaces dépassant 100 m², la PAC air-eau offre une diffusion de chaleur plus homogène et un meilleur confort thermique dans toutes les pièces.

Isolation

La qualité de l’isolation est un critère fondamental. Un logement bien isolé (double vitrage, isolation des murs, toiture et planchers) valorise pleinement l’investissement dans une PAC air-eau en maximisant son rendement. À l’inverse, dans un logement présentant des déperditions thermiques importantes, même une PAC performante peinera à chauffer efficacement, entraînant une surconsommation électrique.

Dans cette configuration, la PAC air-air peut constituer une solution temporaire moins onéreuse, en attendant d’améliorer l’isolation globale du bâtiment.

Émetteurs existants

Les émetteurs de chaleur déjà présents dans votre logement orientent également le choix. Si vous disposez de radiateurs à eau, d’un plancher chauffant ou d’un réseau de distribution hydraulique fonctionnel, la PAC air-eau se raccorde naturellement à ces installations existantes. Les radiateurs basse température ou le plancher chauffant sont particulièrement adaptés, car ils permettent à la PAC de fonctionner avec une température d’eau modérée, optimisant ainsi son coefficient de performance.

À l’inverse, si votre logement est équipé de convecteurs électriques ou ne possède aucun système de chauffage centralisé, l’installation d’une PAC air-eau impliquerait la création complète d’un réseau hydraulique avec tous les travaux que cela suppose : pose de radiateurs, raccordements, percements, mise en place d’un ballon d’eau chaude. Dans ce contexte, la PAC air-air offre une installation beaucoup plus simple et rapide, sans modification structurelle du logement.

Enfin, vos besoins en eau chaude sanitaire constituent un dernier élément discriminant. Si votre foyer consomme régulièrement de l’eau chaude (famille nombreuse, usage fréquent de la baignoire), la PAC air-eau avec production d’ECS intégrée représente une solution complète et économique sur le long terme.

La PAC air-air, qui ne produit pas d’eau chaude, nécessitera un équipement complémentaire comme un chauffe-eau thermodynamique ou électrique, ce qui augmente l’investissement global et la complexité de l’installation.

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