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D’après l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur, 60 % des logements en France présentent des problèmes liés à la qualité de l’air intérieur. Dans les habitations anciennes, où la configuration des murs et des plafonds rend souvent impossible le passage de gaines, trouver une solution de ventilation efficace relève du casse-tête. 

 

La VMR, ou ventilation mécanique répartie, a précisément été conçue pour répondre à cette situation : elle assure un renouvellement d’air continu et conforme à la réglementation, sans nécessiter de réseau de gaines ni de travaux lourds.

 

Encore méconnue du grand public, la VMR est pourtant une solution de plus en plus recommandée dans le cadre des projets de rénovation. Elle s’adapte à une grande variété de logements, des petits appartements aux maisons individuelles, et s’installe rapidement avec une intervention minimale.

Qu’est-ce qu’une VMR ?

Le technicien installe le caisson principal, souvent dans les combles, un garage ou une buanderie. Ce caisson contient les moteurs et l’échangeur thermique. Il le raccorde à une évacuation d’eau (pour les condensats). Cette étape prend environ une demi journée.

Il pose des bouches d’extraction dans les pièces humides et des bouches d’insufflation dans les pièces de vie. Des gaines isolées relient chaque bouche au caisson central. Pour un logement de 100 m², il faut compter entre 6 et 10 bouches. Les gaines font généralement 75 ou 90 mm de diamètre.

L’installateur équilibre les débits pièce par pièce à l’aide d’un anémomètre. Il vérifie qu’il n’y a pas de bruit excessif (le niveau sonore doit rester sous 30 décibels dans les chambres). Il vous montre comment entretenir les filtres. Les filtres se nettoient ou se changent tous les 6 à 12 mois.

Le coût d’une VMR dépend principalement du nombre de pièces humides à équiper, du type d’aérateurs choisis et de la complexité du chantier. Selon l’ADEME, le prix moyen pour installer une ventilation mécanique répartie dans une maison individuelle s’élève à environ 2 100 € HT, fourniture et pose comprises.

 

À l’unité, le prix d’un aérateur VMR varie entre 150 et 600 € selon le modèle, son niveau de performance et ses fonctionnalités. Un modèle autoréglable d’entrée de gamme sera moins coûteux, tandis qu’un aérateur hygroréglable ou double flux monopoint représentera un investissement plus important mais plus rentable sur la durée. À ce coût matériel s’ajoute la main-d’œuvre, généralement facturée entre 50 et 60 € de l’heure selon la région et la complexité de l’intervention.

 

Il est important de faire réaliser un devis personnalisé par un professionnel, qui tiendra compte du nombre de pièces à ventiler, de l’épaisseur des murs et des contraintes propres à votre logement. Pour les maisons avec de nombreuses pièces humides ou des murs épais, le budget sera logiquement plus élevé.

Les aides dédiées à la VMR sont plus limitées que pour la VMC double flux, les pouvoirs publics favorisant les systèmes à plus haute performance énergétique. La VMR n’est notamment pas éligible à MaPrimeRénov’ ni à la prime CEE dans le cadre d’une installation autonome. Cependant, plusieurs dispositifs permettent tout de même d’alléger le coût des travaux, et il est possible de les cumuler entre eux pour optimiser votre financement.

La TVA à taux réduit

C’est l’aide la plus accessible pour l’installation d’une VMR. Les travaux réalisés dans un logement de plus de deux ans bénéficient d’un taux de TVA réduit à 10 % au lieu de 20 %, applicable à la fois sur le matériel et sur la main d’œuvre, à condition que les travaux soient réalisés par un professionnel. Cette réduction est appliquée directement sur la facture, sans démarche particulière de votre part, à l’exception de la signature d’une attestation remise par l’artisan. Si la VMR est installée dans le cadre d’un projet de rénovation énergétique plus global incluant d’autres travaux éligibles, le taux de TVA peut descendre à 5,5 %.

L'éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ)

L’éco-PTZ est un prêt sans intérêts qui permet de financer des travaux d’amélioration de la performance énergétique d’un logement. Il est accessible à tous les propriétaires d’une résidence principale construite depuis au moins deux ans, sans conditions de ressources. Son montant peut atteindre 30 000 € sur une durée maximale de 15 ans. La VMR peut être financée via ce dispositif dans le cadre d’un bouquet de travaux comprenant au minimum deux opérations de rénovation énergétique, comme une isolation ou un remplacement de système de chauffage. C’est donc un levier de financement particulièrement intéressant si votre projet de ventilation s’inscrit dans une démarche de rénovation plus globale.

Les aides des collectivités locales

Certaines régions, départements et communes proposent des subventions complémentaires pour les travaux de rénovation dans les logements anciens, qui peuvent inclure l’installation d’un système de ventilation. Ces aides varient selon les territoires et peuvent prendre la forme de subventions directes, d’exonérations fiscales ou de chèques énergie. Nous vous recommandons de vous renseigner auprès de votre mairie ou du réseau France Rénov’, ou de nous contacter directement : nous vous aidons à identifier les dispositifs disponibles dans votre secteur et à construire le meilleur plan de financement pour votre projet.

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